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Guide touristique Les Saintes : Activités Randonnées en Guadeloupe

Randonnées en Guadeloupe

Randonnées  : canyoning
> canyoning © AD 2004
 
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Aux Antilles, les sentiers s’appellent des traces. Historiquement empruntées par les indiens, puis par les nègres marrons, elles font aujourd’hui la joie des randonneurs.
Bien que huit randonneurs sur dix ne fréquentent que deux sentiers, le chemin principal de la Soufrière et celui de la deuxième chute du Carbet, dans la montagne ou au bord des falaises, les traces abondent et offrent une infinité de combinaisons.

La montagne de la Basse-terre est un terrain de jeu prisé des randonneurs et des amateurs d’eaux vives et de canyoning. L’exubérance de la forêt tropicale et les mystérieux sommets sauvages perdus dans la brume vous projetteront dans la peau de Tarzan ou d’Indiana Jones. Les contreforts montagneux sont le seul barrage aux nuages qui traversent l’Atlantique. Ils s’y amassent et engendrent souvent des averses dès que l’on approche des reliefs. Il est important de s’enquérir de la météo avant de partir à la découverte des montagnes. A la saison des pluies (de juillet à Novembre), la prudence est de mise car les rivières en crues sortent de leur lit et s’enflent démesurément de flots boueux. En dehors de cette période, il convient néanmoins de se munir de vêtements de pluie, de vêtements secs de rechanges et même d’un pull ou d’un blouson, notamment pour les randonnées à la Soufrière où l’altitude et les nuages font fortement baisser la température.

A ces latitudes, l’humidité atteint 90%. L’eau est omniprésente et s’écoule partout des flancs de la montagne, du goutte à goutte au torrent impétueux. A chaque méandre, de petites cascades ou sauts, en créole, surprennent le randonneur. Des toboggans naturels (ou coulisses), ponctués de bassins transparents, font de ce paradis aquatique un « spot » apprécié et prisé des amateurs d’eaux vives mais aussi des randonneurs qui doivent souvent longer les rivières et emprunter ces gorges en enfilades au grès des traces. Ici, sous des cathédrales de végétation luxuriante, le dépaysement est garanti. Chaleur, humidité et sol boueux sont souvent au programme, mais ces inconvénients sont mineurs comparés à la richesse des paysages traversés. Au dessus de 450 m d’altitude s’ouvre le domaine de la forêt tropicale et sa flore luxuriante. Plus de 300 espèces d’arbres et d’arbustes, pas moins de 270 espèces de fougères et près de 100 espèces d’orchidées constituent l’extrême diversité de ce biotope exceptionnel. Frangipaniers, caféiers, lianes de vanilles, balisiers et alpinias, mapous, acomats, bois-canon, fromagers, gommiers blancs, … un fourmillement et une abondance déconcertante du sol à la canopée, ponctuée de nombreuses variétés de plantes épiphytes comme l’ananas-bois, les siguines aux larges feuilles et les orchidées aux fleurs majestueuses. Classée Réserve mondiale de la Biosphère par l’UNESCO, la forêt guadeloupéenne est aujourd’hui la plus grande forêt primaire des Antilles.

Les trois chutes du Carbet, le saut d’Acomat, les chutes du Galion, le saut d’eau du Matouba ou encore la cascade Vauchelet sont autant d’occasions de randonnées éblouissantes. Mais il n’y a pas que les chutes puisque le Parc naturel de la Guadeloupe propose plus de 300km de sentiers de randonnées, des contreforts de la Soufrière à Baille-Argent ou Sophaïa ! Il y en a pour tous les niveaux et de toutes durées. En général, le bivouac n’est pas nécessaire. D’ailleurs, le camping est interdit dans le Parc et il n’y a pas de gîtes d’étapes. La présence d’un guide de moyenne montagne est nécessaire dès que l’on souhaite s’échapper des endroits les plus fréquentés et les mieux balisés. L’office du tourisme ou encore les autorités du Parc national sont là pour fournir au public les informations et itinéraires adaptés.

En Guadeloupe, qu’on se le dise, on n’est pas condamné à bronzer idiot : à la portée de tous, s’ouvre un univers magique et luxuriant, pour s’enivrer des sensations exaltantes des aventuriers du nouveau monde et mêler agréablement sport et découverte.